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Julien Gorgeart, J’ai toujours rêvé d’être un gangster, aquarelle, 47×35 cm, 2016. Courtesy Galerie ALB 

« Cent ans de solitude est une exposition qui retrace, au travers de peintures et d’aquarelles, le déroulement d’une journée, où le quotidien tend vers le fantastique et l’exotisme se confronte à des objets, d’une étrange banalité”
Julien Gorgeart

 

Quand la peinture questionne la photographie ordinaire.

L’image est au cœur du travail de Julien Gorgeart. Par la peinture il cherche à questionner la forme photographique : « Comment répondre à ce trop-plein, à cette omniprésence de la représentation ? »

En répondant à la carte blanche proposée par l’association Les ailes de Caïus, l’artiste propose à la galerie Net Plus une réflexion autour du rapport à la solitude. Une solitude manifestée par le besoin de partager et de mettre en scène des images intimes du quotidien, sur internet et sur les réseaux sociaux.

Caractérisées par un hyperréalisme omniprésent, les peintures de Julien Gorgeart nous livrent des représentations de scènes de vie, reconstruites à travers l’assemblage de plusieurs  fragments d’images. En rejouant l’instantané du médium photographique (images prises sur le vif, décadrage, mouvement, etc.) il confronte notre rapport à la photographie du quotidien avec un temps étiré qu’est celui de la peinture.

Inscrite dans le cadre de la troisième édition de la Biennale Off de Rennes, l’exposition «Cent ans de solitude» emprunte son titre au roman de l’auteur colombien Gabriel Garcia Márquez, publié en 1967. À travers un parcours de peintures récentes et inédites, l’exposition dévoile le quotidien somme toute ordinaire et commun, d’un personnage fictif tel que nous aurions pu l’observer dans son album de vacances. En partant de la configuration en trois parties de la galerie, l’artiste nous propose une balade à travers les trois moments d’une journée (matin, après-midi et soir). À l’égal du photogramme d’un film, chaque pièce constitue un élément d’une narration unique.

En faisant référence au mouvement littéraire du « réalisme magique », dans lequel s’inscrit le roman de Gabriel Garcia Márquez de 1967, l’artiste nous propose des œuvres où des éléments de l’ordre du magique et de l’irrationnel, apparaissent dans un contexte défini comme « réaliste » et vraisemblable.

La description méticuleuse de la réalité n’omet aucun détail (tout comme pour les éléments magiques et perturbateurs), provoquant chez le spectateur un effet à la fois étrange et séduisant. Ainsi la réalité reconnaissable de chacune de ses peintures, devient le lieu de manifestations oniriques et fantastiques.

 

Exposition du 22 septembre au 30 décembre 2016.

Infos pratiques :

Galerie Net Plus
40 rue du Bignon, Forum de la Rocade,
Z.I Sud/Est, Rennes
Tél. : 02 99 22 77 99
contact[at]ailesdecaius.fr

Entrée libre, du lundi au vendredi, de 9h à 18h
Visite des groupes sur rendez-vous.

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